Sortie TMS n° 1032658
dedicace de mon livre ROUTE SANS FIN   

La sortie

       
Intitulé dedicace de mon livre ROUTE SANS FIN
Date Sam. 4 avr. 2026 16:00
Heure max d'inscriptionLimite inscription Heure de la sortie (jusqu'au 4 avr. à 16:00)
Durée prévisible Environ 1 heure
Places 20 places (actuellement 1 inscrit)
Sortie suivie par 2 personnes
Lieu de l'activité LORIENT (56)
Type de sortie Littérature - lecture - écriture - Conférence
Sortie gratuite ? Cette sortie est gratuite
   Access. PMR ? Ne sait pas
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Organisateur

    

Photo de la sortie

En résumé...
Dédicace du livre "Route sans fin"
lecture de quelques extraits du livre

Présentation de la sortie

Ecrivain installé à Lorient depuis deux ans, je vous invite à découvrir mon livre ROUTE SANS FIN. Ecrit pour faire valoir comment la poésie, les mots, sont des moyens de résistance à la brutalité, j'utilise un poème écrit par ma grand mère durant sa déportation. Ce poème a créé les conditions d'un héritage, et l'écriture de ce témoignage

Un poème peut traverser et soutenir une vie et celle des générations suivantes.

« La Route sans fin » est un poème de la survie qui a permis à Lucienne de supporter la déportation puis les Marches de la mort. Elle l'a remis entre mes mains au soir de sa vie. J'ai découvert la puissance des mots et rencontré la philosophie et la poésie. Plus tard, un professeur au lycée a complété l'oeuvre intime du poème. Je suis entré en écriture et en résistance. 

« Route sans fin » paru au éditions du lys bleu.

Je vous en parlerai avec joie. Merci de venir à la librairie A LA LIGNE, 11 rue auguste Nayel à Lorient

le samedi 4 avril dès 16 heures.

 

 

Histoire d'une Résistance

 

Marcel, résistant en Franche Comté est déporté en Pologne à la prison de Breslau -Wroclaw en Silésie et assassiné par les nazis. Voilà 80 ans Marcel, grand père héroïque a été guillotiné, condamné à mort par un tribunal nazi, pour faits de résistance.

Emporté avec sa femme Lucienne dans le programme d’extermination Nuit et Brouillard (Nacht und Nebel), après leur arrestation le 14 août 1942, par la police française et la gestapo, Marcel et Lucienne sont emprisonnés à Besançon (ils y sont encore le 11 septembre 1942), puis la prison de la Santé et Fresnes, après quoi, ils sont déportés. Marcel ira au camp de concentration de Hinzert, Lucienne à Flussbach. En raison du programme Nacht und Nebel, personne ne peut communiquer avec Marcel et Lucienne. Ils sont devenus inexistants. Malgré les sévices, ils ne donneront jamais le nom des camarades de résistance.

Le 8 octobre 1942, leur jeune fils, Pierre, âgé de 14 ans est convoqué pour interrogatoire, au cabinet du juge d’instruction de Vesoul. Il sera relâché. Sa sœur Madeleine, en vacances chez une cousine dans les Vosges a échappé à la rafle. A dix ans, elle se retrouve sans savoir, durant trois ans, où sont ses parents. Elle est prise en charge par sa grand-mère avec son frère.

 

Marcel Hacquard est né le 14 décembre1899 à Plainemont en Haute Saône. Sa mère est institutrice. A 18 ans il s’engage volontairement dans l’armée française. Dès la fin de la première guerre mondiale, sauvé par l’armistice et une maladie grave qui lui épargne le front, il travaille comme agent voyer à la sncf, gare de l’Est, à Paris. Il loge rue d’Alsace. Avant cela il était vendeur ambulant de chaussures, puis agent d’assurance.

La mobilisation le conduit dans un régiment à Belfort le 2 avril 1940. La débâcle le conduit comme prisonnier en Suisse à Romont. Libéré, il revient en Haute Saône et poursuit sa vie de famille avec Lucienne et ses deux jeunes enfants, Pierre et Madeleine.

Peu après, en avril 1941, il devient agent sédentaire du cadastre, à Vesoul. Il sera muté dans différentes communes de la Haute Saône, au gré des missions.

Militant des grandes causes de son époque, il lutte contre le fascisme grandissant. Trésorier de la SFIO dans son village, il écrit et répond aux attaques et menaces des fascistes locaux. Il fait partie du réseau du Front national de l’époque, (ne pas confondre !) et fera fonction d’agent de liaison.

Avec Lucienne, ils hébergent des militants du réseau clandestin. Dans leur cave une ronéo, de l’encre et des réserves de papier pour imprimer les tracts appelant à résister.

 

Lucienne Avril est née le 17 novembre 1900. Après son diplôme de couturière, à 13 ans comme les filles de son époque, elle travaille, et en pleine guerre de 1914-18 elle est recrutée pour fabriquer des obus. Elle est libérée de sa tâche à la fin de la guerre et retrouve son métier de couturière « première main, flou tailleur » chez un grand couturier parisien sur les Champs Elysées. Elle y travaille du 22 octobre 1924 au 27 juillet 1927.

Catherinette, comme le veut la tradition, elle participe au bal annuel du 21 novembre 1925, à Gagny. Toutes ses danses sont réservées, comme le confirme son carnet de bal, à un certain M. Ils s’écrivent, se rencontrent à Paris et finalement le mariage est décidé pour le 12 juin 1926 à Bagnolet.

 

Déportée à Jawor en Pologne, près de Breslau, elle sera déplacée dans les Marches de la mort vers Aichach au sud de l’Allemagne en hiver 1945, près de Munich, son dernier camp de concentration, à la fin de la guerre. Un poème intitulé « Route sans fin » l’accompagne et la soutient dans les pires moments de découragement. Lucienne reviendra vivante, in extremis, libérée le 29 avril 1945, par l’armée russe. Elle rentre dans son village, exténuée et y retrouve sa mère et ses deux enfants.

 

Lucienne sera une extraordinaire grand-mère, jusqu’à sa disparition à 98 ans.

Marcel est pour toujours une référence, un modèle.

 

Le silence discrètement, s’était employé durant deux générations à atténuer l’indicible. Comme souvent le silence a juste contribué à rendre le souvenir plus essentiel encore. A ce jour, Marcel n’a pas de sépulture connue, mais son engagement et ses valeurs restent bien vivantes dans les cœurs de ses descendants. Il continue d’inspirer. Une rue porte son nom à Noidans les Vesoul. Ses descendants viennent d'obtenir la pose de Pavés de mémoire (association Stolpersteine-Francer) à la porte du domicile où ils ont été arrêtés à la Citadelle, 2 rue georges Bonvallot à Noidans les Vesoul.

 

Au silence et à la douleur, succède désormais la mémoire et l'actualité des engagements pour la paix, la démocratie et la liberté.

 

La poésie contre la brutalité

 

Un poème peut traverser et soutenir une vie, et celle des générations suivantes.

 

« La Route sans fin » est un poème de la survie qui a permis à Lucienne, grand mère maternelle de l'auteur de supporter la déportation puis les Marches de la mort. Elle l'a remis entre ses mains au soir de sa vie. Denis Parisot a découvert, enfant puis adolescent la puissance des mots. Il a rencontré la philosophie et la poésie, comme par hasard, et son professeur au lycée a complété l'oeuvre intime du poème.

Il est entré en écriture et en résistance. Ce poème a créé les conditions d'un héritage, et l'écriture de ce témoignage « Route sans fin » paru au éditions du lys bleu.

 

 Info  TMS    En publiant cette sortie, Parisot s'est engagé à respecter la charte des organisateurs.
Les membres qui s'inscrivent à la sortie s'engagent quant à eux à respecter la charte des participants.

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