Sortie TMS n° 1057673
Ciné/ Sauvage
La sortie
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| Intitulé | Ciné/ Sauvage |
| Date | Lun. 27 avr. 2026 20:55 |
| Heure max d'inscriptionLimite inscription | 1 heure avant (jusqu'au 27 avr. à 19:55) |
| Durée prévisible | Environ 2 heures |
| Places |
5 places (actuellement 3 inscrits)
Sortie suivie par 1 personne |
| Lieu de l'activité | CLERMONT FERRAND (63) |
| Type de sortie | Cinéma - Cinéma |
| Sortie gratuite ? | Non |
| Enfants acceptés ? | Sortie sans enfants |
| Liste complémentaire acceptée ?Liste compl. acceptée ? | NON |
| Access. PMR ? | Oui |
| Non | |
Organisatrice
Présentation de la sortie
Réalisatrice : Camille Ponsin
Genre : drame
Durée : 1h41
Avec Céline Sallette, Lou Lampros, Bertrand Belin
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Synopsis
Au cœur des Cévennes, Anja décide de vivre à l'écart des autres, au milieu des bois. Insaisissable et sauvage, elle bouleverse peu à peu l'équilibre de la vallée et de ses habitants. Sa mère reste son seul lien avec le monde extérieur... D'après une histoire vraie.
Pour en savoir un peu plus : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000007389.html
Critique avoir-alire.com (Source)
Natif des Cévennes où il a grandi, le réalisateur Camille Ponsin suit le parcours de cette jeune fille qu’il a connue fillette solaire et intrépide, désormais terrée dans les bois, loin de sa famille et du monde, et observe comment cet événement a bouleversé la vie de cette vallée où se sont installés, dans les années 1970, des néo-ruraux. Son intention n’est nullement de disserter sur la santé mentale, et encore moins de se consacrer à l’étude sociale du mouvement hippie. Il se tourne plutôt vers l’exploration de l’épreuve de la parentalité au moment où les enfants quittent la voie de la normalité, à travers le combat de cette mère déterminée, contre l’avis de tous, à prendre soin de sa fille schizophrène, sans jamais lâcher prise.
Auteur de nombreux documentaires remarqués, dont La combattante en 2022, Camille Ponsin envisage, dans un premier temps, d’utiliser ce genre cinématographique. Mais entre les difficultés pour approcher cette jeune rebelle et les tensions nées au sein de la population autour de ce duo mère/fille hors norme, il opte pour la fiction qui lui permet de prendre du recul. Il s’appuie néanmoins sur ses observations et les nombreux entretiens qu’il a eus avec la mère pour restituer au mieux la complexité et l’incompréhension que suscite cette situation, sans jamais s’attarder à chercher les raisons ou les coupables de cet enfermement psychique. Voilà donc un sujet qui pourrait s’avérer pesant s’il ne bénéficiait d’un cadre naturel rassérénant, d’une interprétation impeccable et d’un scénario parfaitement maîtrisé.
La mise en scène se fait discrète pour laisser toute la place à une nature fascinante à la beauté troublante. À la fois refuge et piège dans ce fond de vallée restreint où les les habitants (eux-mêmes en proie aux contradictions d’une communauté libertaire rattrapée par ce besoin de conformisme et de normalité qu’elle a pourtant prétendu vouloir fuir) se recroquevillent dans un huis clos naturel, dont personne ne semble pouvoir s’échapper. Un sentiment d’ombre et de lumière encore renforcé par un éclairage naturel, en basse lumière ou même à la bougie à l’intérieur des maisons, suivi d’un feu ardent sur le sommet des montagnes dès que les portes s’entrouvrent.
Mais le plus bel éclairage de cette relation filiale tourmentée émane de la force de conviction de Céline Sallette qui épouse le moindre contour de cette mère courage, à la fois forte et fragile. Entre folie et amour maternel inconditionnel, nul doute qu’elle fera battre le cœur de plus d’une mère. Pendant que Bertrand Belin use de son charme et de sa désinvolture pour rendre sympathique ce père quelque peu distant, la jeune Lou Lampros (avantageusement remarquée dans Vivre, mourir, renaître) se glisse avec dextérité dans la peau, tant physiquement que mentalement, de cette jeune insoumise à laquelle on finit par s’attacher.
À la toute fin, lorsqu’apparaît à l’écran le visage de la vraie femme qui a inspiré ce film, l’histoire prend tout son sens.
Critique bande-a-part.fr (Source)
Dans un coin perdu, Sam (Céline Sallette, foudroyante) et Karl (Bertrand Belin, entre ciel et terre), vivent avec leur fille Anja (la trop rare à l’écran Lou Lampros, habitée) dans une petite communauté marginale. La jeune fille solitaire et mutique, préfèrant depuis l’adolescence la compagnie des arbres, des rochers et des animaux, disparaît de plus en plus longtemps. Son comportement va bouleverser l’utopie sociale et fragile du collectif.
Difficile de savoir ce qui, du rythme lent et aride de Sauvage, tient des Cévennes, du scénario, des images, du casting… Ce qui ressemble d’abord à un drame social laisse émerger, insidieusement, des enjeux toujours plus profonds.
Sam cherche à respecter l’ordre social alternatif choisi tout en prenant soin de l’enfant qui échappe à tout, même à l’amour. Elle connaît les règles, encaisse les contraintes, et mesure les limites sans jamais les appliquer comme des solutions. Elle accepte ET elle résiste, au jugement avant tout, se refusant à corriger, bien incapable d’abandonner. Lou Lampros incarne passionnément Anja, habitant un corps qui précède le langage et met le système à mal, avec une présence instable, au bord du gouffre. Ce lien entre elles, hors cadre et que rien ne peut défaire, rappelle ce que la philosophe Anne Dufourmantelle a sû disséquer avec précision dans son essai Entre mère et fille : un ravage. C’est lui qui fait du film une expérience frontale.
Dans un coin perdu, Sam (Céline Sallette, foudroyante) et Karl (Bertrand Belin, entre ciel et terre), vivent avec leur fille Anja (la trop rare à l’écran Lou Lampros, habitée) dans une petite communauté marginale. La jeune fille solitaire et mutique, préfèrant depuis l’adolescence la compagnie des arbres, des rochers et des animaux, disparaît de plus en plus longtemps. Son comportement va bouleverser l’utopie sociale et fragile du collectif.
Difficile de savoir ce qui, du rythme lent et aride de Sauvage, tient des Cévennes, du scénario, des images, du casting… Ce qui ressemble d’abord à un drame social laisse émerger, insidieusement, des enjeux toujours plus profonds.
Sam cherche à respecter l’ordre social alternatif choisi tout en prenant soin de l’enfant qui échappe à tout, même à l’amour. Elle connaît les règles, encaisse les contraintes, et mesure les limites sans jamais les appliquer comme des solutions. Elle accepte ET elle résiste, au jugement avant tout, se refusant à corriger, bien incapable d’abandonner. Lou Lampros incarne passionnément Anja, habitant un corps qui précède le langage et met le système à mal, avec une présence instable, au bord du gouffre. Ce lien entre elles, hors cadre et que rien ne peut défaire, rappelle ce que la philosophe Anne Dufourmantelle a sû disséquer avec précision dans son essai Entre mère et fille : un ravage. C’est lui qui fait du film une expérience frontale.
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TARIF : chacun gère l'achat de son ticket
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Je serai là vers 20h45 / RV au plus tard à 20h50
La séance commence à 21h00
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Les membres qui s'inscrivent à la sortie s'engagent quant à eux à respecter la charte des participants.
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