Sortie TMS n° 392798
Perpignan pas à pas  

La sortie

                
Intitulé Perpignan pas à pas
Date Dimanche 19 novembre 2023 13:30
Heure max d'inscriptionLimite inscription 4 heures avant (jusqu'au 19/11 à 09:30)
Durée prévisible Environ 4 heures
Places 10 places (actuellement 3 inscrits)
Sortie suivie par 4 personnes
Lieu de l'activité PERPIGNAN (66)
Type de sortie Culture
Sortie gratuite ? Cette sortie est gratuite
Enfants acceptés ? Sortie sans enfants
Liste complémentaire acceptée ?Liste compl. acceptée ? NON  
   Accessible PMR ? Non
  Chiens bienvenus ? Non

Organisateur

    

Présentation de la sortie

Cette sortie a été annulée


https://youtu.be/ZQzz1bwGZPw 

 

Je vous propose une sortie culturelle,  architecturale et historique dans le centre de Perpignan que nous découvrirons pas à pas ,dans des ruelles chargées d'histoire.

                A proximité de chaque site il existe des supports pédagogiques trilingues relatant succintement l'historique du lieu visité.             .

La Castillet, Perpignan

-Le Castillet: construit en1368 puis en 1475-1485,sous Louis XI.Il servit de prison.

 

Le monument actuel est la porte d'entrée de l'ancienne ville fortifiée de Perpignan.

             

En 1948,on découvrit un squelette d'enfant dans une pièce murée,lors de travaux.Un moment il a été évoqué le dauphin de Louis XVI(un 2°masque de fer?)

Cette hypothèse a été abandonnée par la suite.

Sur une photographie ancienne on distingue nettement ,à gauche de la vierge,la fenêtre murée.

On remarquera les rails du tramway qui a desservi le centre-ville entre 1900 et 1955

Anciennement musée d'arts et de tradition populaires

seule la bâtisse subsiste.

Je n'assure plus la visite de ce site qui a perdu sa vocation initiale

 

-La Loge de Mer:elle fût construite au XIV° et XVI° siècle

 C'était le centre vital de la cité,qui réglait entre autres les affaires maritimes(Tribunal de la  Mer)

-La caravelle de la Loge de Mer:Construite au XVII° siècle,elle a été remplacée en 1993 par une copie

-L'hotel de ville:

 

Au dessus du portail de l'hôtel de Ville: 3 mains sortant du mur,représentant 3 classes sociales(1262):

La Mà Major("Main majeure") représentait les citoyens honorés: bourgeois entre autres

La Mà Mitjana("Main moyenne"):marchands importants

La Mà Menor(Main Mineure"):professionnels artisans,jardiniers

L'Hôtel de Ville | Perpignan la rayonnante

Les consuls

 

Le patio:

 

                         Vénus de Maillol:Méditerranée

                         

  la salle des mariage

Photo libre de droit de Perpignan France Leon Gambetta Square Et Cathédrale  De Saintjeanbaptiste De Perpignan En Journée Dété Ensoleillée banque  d'images et plus d'images libres de droit de Perpignan - iStock

 A gauche , maison dans laquelle logea Louis XIV lors de sa venue à Perpignan en 1660

 

 
Ancien hôtel particulier dans lequel séjourna le Duc d'Orléans( frère de Louis XIV) lors de sa venue à Perpignan en avril 1660.

George Sand et Frédéric Chopin y logèrent à l'automne 1838 avant de s'embarquer pour Majorque.

 

-Saint-Jean le vieux:église primitive de PERPIGNAN(XII° siècle),à quelques mètres de la cathédrale

 

 On notera la superbe sculpture du tympan:Christ en Majesté(Alpha et Oméga).

      

Illustration du Christ en Majesté

On remarque la première et la dernière  lettre de l'alphabet  grec:Alpha et Omega

(Eglise romane de Les Cluzes-Hautes:XII° siècle)

    Perpignan Cathedral - Wikipedia

       La cathédrale Saint Jean-Baptiste:siège de l'épiscopat depuis 1602,aprés le transfert de l'Evêché,qui était situé à Elne

Très bel édifice gothique,de belles dimensions:

 la nef mesure 86M,le transept 18M pour une hauteur de 26M

Après Saint jean le vieux(1224),l'édifice actuel fut construit entre1324 et 1509 par le roi Sanche de Majorque

        

Commémoration de la pose de la 1ére pierre(Roi Sanche de Majorque XIV° siècle)Elle est située sur un pilier à gauche de la nef,avant la crypte

"première pierre que notre trés illustre seigneur Sanche,roi de Majorque,a posée dans les fondements de cette église le 5 des calendes de Mai,l'an duSeigneur 1324"

A voir: les fresques picturalesde Jacques Pauthe

 

            

       Gisant du Roi Sanche de Majorque dans la crypte

Le Roi Sanche aurait été inhumé dans l'église attenante de Saint-Jean le Vieux,mais sa dépouille ne fût jamais retrouvée.

Il reposerait à Palma de Majorque

Le gisant(qui est aussi sa sépulture)de Monseigneur Ludovic Habert de Montmort,Evêque de Perpignan(1682) 

Fichier:66136-Perpignan-La-cathédrale-tombeau de l'évêque Louis Habert de Montmort.jpg

  Sépulture des evêques de Perpignan(XIX°-XX° siècle)

 

                              Tête de maure

 

 

                                 Orgues: 1504

 Des concerts s'y déroulent   régulièrement    

Concert  de carillons à traction mécanique:Il sont situés dans le clocher de Saint-Jean le Vieux

Lieu d'écoute privilégié:Campo-Santo    

               

 

-Chapelle du Dévôt-Christ:superbe scupture en bois(buis).La croyance populaire a fixé l'apocalypse au jour où le menton touchera la poitrine

 

Saint Jacques:le pélerin de Compostelle(Eglise Saint-Jacques)

Image de recherche visuelle

Saint Augustin 

Evêque puis Saint (Algérien )

-Campo Santo:cloitre funéraire (galerie d'enfeus armoriés)

et chapelle La Funeraria

 
Découverte de vestiges moyenâgeux au Campo Santo Perpignan,il y a quelques années.
L'ancienne municipalité a fait tout reboucher, alors qu'il n'y avait pas de construction de prévue(juste un passage)

       

   

 

 A quelques mètres de la cathédrale...

 

-Casa Xanxo,construite au 15° siècle,demeure de Bernat Xanxo riche notable perpignanais 

Actuellement en travaux.

                             Bernat Xanxo 

 


         Fresque extérieure Casa Xanxo: les 7 pêchés capitaux

 

 

               Fontaine Na Pincarda:500 ans d'histoire



 

                    Pas à Pas dans des ruelles étroites

Notre Dame du Tiers-Ordre:superbes fresques du XVIII° siècle

 

                     Fontaine de la Salamandre    

 

 -Ancienne université de Perpignan18°Siècle.

Le Maréchal-comte de Mailly en fût le mécène    

 

                         Maréchal-Comte de Mailly

Il fut guillotiné  en 1794,à l'âge de 87 ans pour avoir été fidèle au Roi Louis XVI

Amphithéâtre d'anatomie(XVIII siècle):salle de dissection

L'ancien évêché, récemment acquis par la municipalité

 

Ancien-évêché, Perpignan, France. - Photo de Ancien-Eveche, Perpignan -  Tripadvisor

Monseigneur Jules de Carsalade du Pont:"el bisbé dels catalans"

 

Confrérie de la Sanch( Vincent Ferrier: 1416)

    ANCIEN-EVECHE (Perpignan): Ce qu'il faut savoir pour votre visite       

Jardins de l'ancien Evêché

La Maison Rouge : Linge De Maison Perpignan 66000 (adresse, horaire et avis)

-La maison rouge du poète Albert Bausil,ami de Charles Trenet

La maison rouge et autres maisons remarquables à Perpignan

 Construite en partie sur les anciens remparts, c 'est aujourd'hui un restaurant       

  Perpignan - Place Molière

Les escaliers monumentaux: construits lors de la démolition des remparts en 1905, pour désenclaver la ville

Le quartier juif au Moyen Age:

Il était situé dans le périmètre de l'actuelle rue Rabelais (St Jacques).Ils furent expulsée au XIIIe siècle par le Roi d'Aragon Jacques Ier  le Conquérant.

Les dernières familles furent expulsées en  1493.

 

    

            

 

 

Le patrimoine du XX°siècle.

 -Art nouveau(1890-1910)
 - Art déco(1910-1930)

La trés grande richesse de l'architecture du XX° siècle à Perpignan,sa pluralité,sa diversité et sa qualité a suscité une labellisation exceptionnelle:label patrimoine XX° siècle

Entre autres:

Cinéma castillet:1911(Eugène Montès)

Hotel Vilar:1912(Henry Sicart)

Maison de l'américaine:1909(Claudius Trenet,grand- père du chanteur)

Immeuble régionaliste:1938(Edouard Mars-Chancel)

 

Maison rouge:1925(Raoul Castan)

 Situés boulevard Wilson et alentours

Il existe deux trés beaux hotels particuliers avenue de Gaulle:

hotel Bardou(Fondateur de JOB) et hotel Drancourt(négociant en vins)

Cité pour mémoire...

 

             

                            Hôtel Drancourt

                  Vigo Dorph Petersen(1899)

Muséum d'histoire naturelle

(Hotel particulier Cagarriga(18° siècle) 

Il fut créé par la faculté de Médecine.

Le Docteur Louis Companyo,fils d'une famille de notables cérétans en fût le directeur.Devenu musée municipal en 1840

                

                  

                            Oiseaux de la faune pyrénéenne

  A droite le griffon,ou grand vautour fauve(jusqu'à  2,80 m d'envergure).A sa gauche,l'aigle royal parait petit...

      

On peut y voir,entre autres,diverses espèces de la faune pyréenne,des minéraux,la collection de papillons de François Arago ,etc. etc.   

 

               Momie égyptienne du Temple d'Amon Ré

 

 

Hôtel particulier Jules Pams:

Il révèle l'art de vivre de la riche bourgeoisie perpignanaise au 19° siècle

 

-                           Jules PAMS(1852-1930)

 

                   La femme à l'orchidée(Jeanne Bardou)

                                    1900

                              Musée d' Orsay

                                 

Oeuvre de Edgard Maxence(1871-1954)

 L'hôtel particulier de la famille Bardou,célèbre pour ses papiers à cigarettes("JOB"),se trouve juste en face de l'hôtel PAMS

                  

 

                                 Vénus

 

   Hôtel PAMS

L'anecdote:Jules Pams disait"tout le monde ne peut pas s'offrir un Gervais".

(Il ne s'agissait pas d'un tableau,mais d'un peintre).

A l'issue de la sortie les participants qui le souhaitent pouront se retrouver autour d'un pot convivial, chacun assumant sa conso.

Histoire:


PERPIGNAN pas à pas,c'est aussi le titre de l'ouvrage de Christian CAMPS,paru en 1993 aux éditions Horvath.
Cet universitaire,originaire de Millas(66),a soutenu une thèse de 3° cycle.Il revint sur cette dernière pour la diffuser sous une forme nouvelle:l'étude des noms des rues de Perpignan au fil des siècles.
Il n'économisa ni ses pas ni ses démarches pour recourir aux sources d'information qui lui étaient utiles.
L'histoire de Perpignan nous est dévoilée pas à pas au fil de ruelles étroites ou d'artères plus importantes,aux noms célèbres.

Dans un autre style:
Christophe Colomb le catalan!!
Excluant toute forme de chauvinisme,je vous livre le résultat de certaines de mes lectures,dont la thèse de Gérard Garrigue,qui ,faute d'établir une vérité sans appel,a semé le doute dans mon esprit.
Les recherches entreprises et publiées par plusieurs universitaires barcelonais convergent toutes vers de possibles origines catalanes de Christophe Colomb,appelé aussi l'Amiral.
Il a été établi que l'intéressé parlait et écrivait en latin,éducation qui ne pouvait lui avoir été dispensée,à l'époque,que dans un monastère.
Officiellement fils d'un tisserand gênois,on imagine mal des personnes d'un niveau social modeste donner à leur fils une éducation réservée aux fils de notables.
A une époque à laquelle plusieurs pays comme le Portugal,l'Espagne rivalisaient pour la conquête du nouveau monde,on imagine mal la Reine d'Espagne Isabelle la catholique confier une armada de caravelles...à un gênois.
Christophe Colomb ,qui croisait souvent au large du cap Creus,a baptisé l'une des iles découvertes"la tramontane",et des gravures de l'époque illustrent le débarquement au milieu des peuplades du nouveau monde drapeau catalan en tête.(les quatre barres de sang)
Il a été évoqué d'éventuelles origines géographiques catalanes:le village de Codalet.Le monastère qui aurait pû lui dispenser une éducation religieuse en latin serait donc Saint Michel de Cuxa.
Un nom de famille a été avancé:Cristobal Colomer de Terradas.
Voici une fois de plus l'histoire battue en brêche.Faute de preuves tangibles,à méditer
toutefois... 

 



-Le Grand Castillet :
Il fut construit vers 1368 sur ordre de l'Infant Don Joan d'Aragon, pour remplacer la porte dite du Vernet qui permettait de traverser les remparts et de faire communiquer la ville avec le faubourg.
Le nouveau passage comportait un pont-levis qui n’existe plus. La construction massive du bâtiment était celle d’un château fort défensif pour résister à toute offensive venant du nord.
L’occupation éphémère du Roussillon par Louis XI permit d’en changer la destination.
La forteresse devenait inutile puisque tout conflit avec la France était terminé et l’on en fit une prison d’État.
En 1542, Charles Quint fit couvrir le Castillet au nord au moyen d’un bastion polygonal dont la pointe et l’échauguette s’avançaient vers la Basse (rivière située au nord).
Il fut placé sous la protection de Nostra Dona del Pont et la statue de la Vierge qui l'ornait prit place dans la chapelle. Par la suite, la statue fut placée sur la façade dans une simple niche pratiquée dans le mur (la niche concave, visible de nos jours, ornée d'un encadrement gothique date de 1864).
Vauban fit renforcer le bastion polygonal de Charles Quint et remit le Castillet en état de défense. Au cours de ce siècle on construisit également le Corps de garde. Il s'agissait d'une bâtisse assez simple (démolie en 1843), située côté sud au rez-de-chaussée et couverte de tuiles. Elle servait comme son nom l'indique de lieu de vie au Corps de garde. Une cour longeant le mur du Castillet permettait d'accéder à la porte du monument.
En 1904, on démolit l’enceinte fortifiée de Perpignan mais on respecta le Castillet. Les béquilles qui le reliaient aux remparts disparurent et le bastion et son échauguette furent dynamités

-L'énigme du Castillet
En 1948, Louis Xaragai prit possession de son poste de bibliothécaire municipal au Castillet. Dès son arrivée, il fut intrigué par une fenêtre encadrée de pierres blanches, qui avait dû être jadis grillagée mais qui était maintenant bouchée. Il alerta des maçons pour dégager cette ouverture et savoir quel était là-haut l'état des lieux (la dite fenêtre se trouve dans le mur du Petit Castillet, à gauche de la statue de la Vierge).
On eut vite fait de dégager les pierres qui la clôturaient mais l'ouvrier se retira aussitôt, suffoqué par une forte odeur nauséabonde : « Il y a un cadavre là-dedans ! » s'écria-t-il.
On alla voir et on se trouva dans un réduit, mesurant trois mètres de long, quatre-vingt centimètres de large et de deux mètres de haut, fermé par une porte en bois doublée de lames de fer. On y découvrit le squelette d'un enfant : son corps allongé reposait sur un terreau de soixante centimètres. Il devait être habillé lorsqu'on l'y déposa, car il portait des chaussures de cuir. On recueillit des ossements, des lambeaux d'étoffe, le bout d'une chaussure, des os d'animaux (restes d'un repas), une assiette de l'époque Louis XVI, croit-on,
et une moitié de cruche.
L'énigme était posée et diverses hypothèses furent envisagées comme la plus folle qui avançait qu'il s'agissait de Louis XVII. Le Dauphin aurait été confié à des commissaires chargés par la Convention nationale de conclure la paix avec l'Espagne, qui exigeaicommecondition préalable la remise de l'enfant. Décédé pendant les négociations, il aurait été inhumé en secret au Castillet. Après étude, il apparut que l'enfant martyr ne fut enfermé dans sa geôle qu'à la fin du XIXe siècle. Mais son sort pose toujours une troublante énigme : Avait-il commis quelque forfait? Était-ce un fou? Ou bien sa famille voulait-elle se débarrasser de lui par haine ou par cupidité, en vue d'un héritage? Nous sommes en plein mystère.
En 1478,on juxtaposa le petit Castillet à la bâtisse primitive pour assurer une issue de la ville vers le Vernet .
Ce fut le Portal de Nostra Dona del Pont ou Porte de Notre-Dame du Pont. 

 

 


 

-Jules Pams:
Il est né en 1852.C'est l'une des figures les plus emblématiques du département des Pyrénées-Orientales. Avocat de grande envergure, il commence la politique assez tardivement, il est élu en 1892 (à 40 ans) conseiller général du canton d'Argelès-sur-mer, un poste qu'il ne quittera qu'en 1926. Il sera également le président de l'assemblée départementale durant 15 ans.
En 1893 il est élu député des Pyrénées-Orientales jusqu'en 1904, charge qu'il quitte pour devenir sénateur jusqu'à sa mort, en 1930. En parallèle il entame une carrière nationale en acceptant le poste de ministre de l'agriculture de mars 1911 à janvier 1913 dans les gouvernements Monis, Caillaux et Poincaré, puis ministre de l’intérieur de novembre 1917 à janvier 1920 dans le gouvernement Clémenceau.
En janvier 1913 il tente d'atteindre la présidence de la République, mais échoue face à Raymond Poincaré.
Sur le plan personnel Jules Pams s'est marié deux fois. Une première fois avec Jeanne Bardou, l'une des héritières de l'entreprise de papier à cigarettes de Joseph Bardou (JOB), puis une seconde avec Mme Holtzer. Jules Pams s'est éteint en 1930.
Le nom de Pams est indissociable de la ville de Perpignan, pour laquelle il a tant fait. Face à la médiathèque de Perpignan se trouve l'hôtel Pams, à l'origine une maison de son beau-père Pierre Bardou qu'il a largement transformé en hôtel particulier, le fameux "hôtel Pams". Les travaux de cette maison durèrent de 1894 à 97, et tout y est ors, marbre et onyx. On y trouve des meubles en marquèterie. Cet hôtel bourgeois était devenu le centre d'intérêt des perpignanais fortunés.
Ce splendide hôtel particulier est racheté par la ville en 1946, 16 ans après la mort de Jules Pams. Aujourd'hui c'est un bâtiment administratif connu pour abriter le centre de conférence de "Visa pour l'image" 


 



-Le roi d'Aragon :
Jacques Ier le Conquérant, eut 2 fils et 3 filles qui devinrent toutes Religieuses.
Par testament de 1262, il divisa ses possessions : l'aîné, infant Pierre, reçoit les royaumes d'Aragon et de Valence avec le comté de Barcelone, alors que Jacques reçoit le royaume de Majorque, les comtés de Roussillon et de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. À cette date, il semble également que son père lui reconnaît la fonction de procureur général dans son héritage. Il peut donc s'initier à l'exercice du pouvoir, qui lui revient à la mort du Conquérant en 1276.
Devenu roi, Jacques II doit faire face aux appétits de ses puissants voisins, le roi de France Philippe le Hardi au nord et son frère Pierre, fâché de n'avoir pu récupérer tout l'héritage du Conquérant, au sud. Les rapports entre Pierre III d'Aragon, l'aîné, et Jacques II de Majorque, le cadet, tous deux fils de Jacques Ier le Conquérant, sont toujours tendus. Le roi d'Aragon considère les terres de son frère comme une verrue dans les siennes, alors que le roi de Majorque y voit une entité cohérente.
Dès 1279, il doit accepter la suzeraineté de son frère pour les Baléares et de Philippe III de France pour la seigneurie de Montpellier. Le danger le plus menaçant semblant être la couronne d'Aragon, Jacques II choisit le parti de Philippe III dans la croisade d'Aragon de 1284-1285, menée contre Pierre III d'Aragon. Après la déroute de cette expédition, Pierre confisque les Baléares en représailles. En 1286, Jacques II mène une expédition contre le principal allié de Pierre III au nord des Pyrénées, le vicomte de Castelnou, vassal nominal de Jacques II, expédition qui se conclut par la prise du château de Castelnou. L'hostilité entre le royaume de Majorque et la couronne d'Aragon se poursuit sous le règne du fils et successeur de Pierre III, Alphonse III. Ce n'est qu'en 1295, avec le traité d'Anagni, que le principe de la restitution de Majorque et d'Ibiza, augmentées de l'île de Minorque, est acceptée par le roi Jacques II d'Aragon, autre fils de Pierre III. Cette restitution n'est effective qu'en 1298, et Jacques de Majorque doit se considérer vassal de son neveu Jacques d'Aragon pour toutes ses possessions.
La paix obtenue, Jacques II tente de réorganiser son royaume en établissant de nouvelles impositions, en soumettant les institutions majorquines au pouvoir royal. Il met également en place une politique de prestige, fondée sur des grands travaux, comme celui du palais des rois de Majorque à Perpignan et celui de la cathédrale de Palma de Majorque, débutée après la conquête de Majorque par Jacques Ier le Conquérant ou encore le château de Bellver à Majorque. La plupart de ces travaux sont encore en cours à sa mort
Jacques II:Appelé Jaume II de Majorque,il construisit prés de son palais l'église La Réal(la Royale).A sa mort,son fils Sanche devint roi de Majorque.Il entreprit la construction de la cathédrale Saint Jean-Baptiste de Perpignan et mourut à Formiguères l'année de la mise enchantier de l'édifice.N'ayant pas eu d'héritier,ce fût son neveu qui lui succéda à la couronne
On peut voir le gisant du Roi Sanche dans la crypte de la Cathédrale
Il aurait été inhumé dans l'église primitive de Saint Jean le Vieux.Son corps ne fut jamais retrouvé
Il reposerait à Palma de Majorque 

Venue du Roi Louis XIV à Perpignan en Avril 1660

En 1659 le traité des Pyrénées nous a fait Français mais ensuite il a fallu que Louis XIV vienne prendre possession de sa nouvelle province …

Dès janvier 1660, les consuls de Perpignan ont fait le déplacement à Montpellier pour lui présenter l’hommage de la cité nouvellement annexée. Lors de cette rencontre, le roi Soleil a confirmé les droits et privilèges, ce qu’on appelle les usatges, dont jouissaient les institutions catalanes et accédé à la demande qui lui était faite : faire un détour par Perpignan en se rendant à St Jean de Luz où il doit épouser l’infante Marie-Thérèse au printemps.

Début avril donc, cinq mois après la signature du Traité des Pyrénées, de Narbonne il met cap au sud … mais pas vers le soleil parce qu’il fait un temps épouvantable. Il pleut sans arrêt. Il faut traverser des marécages et on voit partout les traces des combats qui ont fait rage quelques années auparavant. On ne peut pas dire que le roi et son entourage (il va se marier, il est accompagné par sa mère Anne d’Autriche et des princes et princesses du sang), non on ne peut pas dire que tout ce beau monde a eu une première vision séduisante du Roussillon !

Je suppose qu’à Perpignan on a mis les petits plats dans les grands et sorti, tout le décorum pour les accueillir … 

 les consuls viennent à leur rencontre hors les murs et un immense dais en velours cramoisi a été dressé devant la Porte Notre Dame nouvellement construite à côté du Grand Castillet. Seulement voilà : Louis XIV décide de bousculer le programme ! Histoire de montrer que désormais c’est lui le maître ? Envie de mettre ses pas dans ceux de son arrière-grand-père, du côté maternel Charles Quint en 1538 ? Quoiqu’il en soit, le roi décide de snober le Castillet pour faire son entrée solennelle et triomphale en carrosse par la porte St Martin le 10 avril.

Et que s’est-il passé ensuite ?  

Tandis que Louis XIV discute avec les autorités locales, qui tenaient notamment à garder leur Grand Inquisiteur, va à la messe et inspecte la Citadelle, la reine-mère et les princesses de sang sont logées à la Casa Xanxo. Elles qui débarquent de Versailles avec leurs soieries, leurs perles et leurs dentelles trouvent les Perpignanais vêtus de sombre, à « l’espagnole », lugubres et parlant « un baragouin infâme ». Pire, comme la ville n’a pas de théâtre, on leur offre un spectacle dans la cour intérieure : le combat d’un ours contre des chiens ! C’est dire qu’elles nous prennent pour de parfaits sauvages ! Le 14 avril, les pluies ayant enfin cessé et le niveau des rivières en crue ayant baissé, le cortège repart vers St Jean de Luz. « Et Sa Majesté s’en retourna en France » écrit l’historiographe qui accompagne le roi, preuve que dans les esprits le Roussillon est encore terre étrangère. Louis XIV n’y remit plus jamais les pieds.

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