Sortie TMS n° 393043
Perpignan patrimoine xx°s-art déco  

La sortie

                
Intitulé Perpignan patrimoine xx°s-art déco
Date Dimanche 28 janvier 2024 13:45
Heure max d'inscriptionLimite inscription 24 heures avant (jusqu'au 27/01 à 13:45)
Durée prévisible Environ 4 heures
Places 12 places (actuellement 2 inscrits)
Sortie suivie par 7 personnes
Lieu de l'activité PERPIGNAN (66)
Type de sortie Culture
Sortie gratuite ? Cette sortie est gratuite
Enfants acceptés ? Sortie sans enfants
Liste complémentaire acceptée ?Liste compl. acceptée ? NON  
   Accessible PMR ? Non
  Chiens bienvenus ? Non

Organisateur

    

Présentation de la sortie

Cette sortie a été annulée

https://youtu.be/cIchQjT3Ano

 

Perpignan, le label «Patrimoine du xx e siècle» monuments historiques et  objets d art du Languedoc-Roussillon. xx e s i - PDF Free Download
 
                 Je vous propose une sortie culturelle sur le patrimoine architectural perpignanais

La très grande richesse de l'architecture du XX° siècle à Perpignan,sa pluralité,sa diversité et sa qualité a suscité une labellisation exceptionnelle:label patrimoine XX° siècle.

-Art nouveau:

C'est un mouvement artistique  de la fin du XIX° et du début du XX° siècle

-Art Déco:

Il s'agit d'un courant artistique qui voit le jour dans les années 1910 et qui connait son plein épanouissement au cours des années 20 pour à la fin décliner dans les années 30. Le terme « Art déco » est l’abréviation de « Arts décoratifs », il touche le monde de l’architecture, plus précisément l’aménagement et la décoration de l’intérieur.

La caractéristique de l'architecture Art Déco est le refus des angles droits qui concerne principalement les immeubles, est connnaît peu d'exceptions.Elle s'arrange toujours pour les couper ou les arrondir.

 Nous découvrirons quelques oeuvres de talentueux architectes.



 -Férid Muchir -Square House( 1949 et 1958)

Henri Savoyen

Immeuble(1935-1936)

Angle rue Ramon Lull et Bd Wilson

 

-Edouard Mas-Chancel

 Immeuble régionaliste (1938)

 

Claudius Trenet (grand-père du chanteur)

Maison de l'Américaine(1909)

A gauche : Louis Trenet(1930) oncle  de Charles Trenet

-A droite Henry Sicart (1920)

 

Cliquez ici

 Henry Sicart

Hôtel Vilar(1915)

 

 Eugène Montès

 Cinéma Castillet(1911)

 

Joseph Cornet 

Le Palmarium (1907)

Initialement art nouveau, restauré art déco

Vieu et Gourget  

Le palais Consulaire (siège de la CCI- 1936-1938)            

          

Petite pause au jardin Terrus

 

Quai Pierre Bourdan:

:

Raoul Castan(1932)

 

-

Edouard Mas-Chancel(1928) Hôtel Alboise

Alfred Joffre

Hôtel Maydat( 1940)

 

Alfred Joffre

Lycée Arago(1935-1955)Dès 1935, la ville entreprit de construire de nouveaux bâtiments, plus vastes et mieux adaptés à la vie moderne. L'architecte Alfred Joffre remporte le concours organisé par la Mairie. Le site choisi fut sur la rive droite de la Basse. La guerre interrompit les travaux, ce qui obligea le nouvel édifice à accueillir ses élèves jusqu'en 1952, alors que les travaux ne furent terminés qu'en 1955, soit trois ans plus tard.

Les  illustrations ci-dessous sont mentionnées pour mémoire.

 Perpignan Art déco

                                 Galeries Lafayette

Hôtel Royal Roussillon (Férid Muchir  1906-1980)

Le style Muchir est perceptible avec cet alignement d'oculi verticaux et horizontaux,ces avancées de balcons couverts couplés avec des bow-windows,ce mélange de murs courbes et d'angles saillants,soulignés par des contrastes de matériaux,le tout dans un esprit art-déco qui a marqué le début du siècle dernier.

Anciens locaux de France Bleu Roussillon

Siège de la Gestapo (police allemande), jusqu'en 1944

                            

  Dames de france

 

 

Ancien hotel Le Belvédère du Rayon Vert-Cerbère.

                   (Construit entre 1928 et 1932)

L'accés à tous les sites est gratuit.

 

Au retour nous rentrerons dans l'église Saint-Mathieu où 4  épines de la couronne du Christ sont conservées dans un ostensoir

Perpignan/ Mardi 5 avril, 20 H : « Les saintes épines de Saint-Matthieu et  leur confrérie », une conférence animée par Josianne Cabanas | Ouillade.eu

 

Les Saintes Epines de la paroisse saint-Mathieu

On ne peut parler de la Confrérie des Saintes Epines sans d'abord parler des quatre épines de la Couronne du Christ que nous conservons en l'église saint-Matthieu.

En 1270, saint Louis remit quatre épines de la Sainte Couronne à son fils, Philippe III le Hardi lorsque celui-ci monta sur le trône et qu'il conserva dans le pommeau de son épée. Alors qu'il guerroyait contre l'Aragon, sous prétexte de « croisade », Philippe III tomba mortellement le 5 octobre 1285 à Perpignan.

Avant sa mort, il fit remettre les quatre épines en l'église saint Matthieu qui était alors l'église la plus proche du palais royal. Depuis cette date, elles sont toujours exposées et vénérées solennellement le vendredi saint et le sixième dimanche du Temps Pascal.

La Confrérie des Saintes Epines

14 avril : Procession des Saintes Épines à Elne le Jeudi Saint – Perpignan  Catholique

C'est dans le cadre de la contre-réforme impulsée par le concile de Trente (1545-1563) que fut fondée la confrérie des Saintes Epines le 20 avril 1590. Ceci en fait la deuxième association la plus ancienne de la ville après celle de l'archiconfrérie de la Sanch. En raison de la vitalité de la dévotion des fidèles aux Saintes Epines la confrérie se développa rapidement et en plus des oeuvres de piété elle avait aussi pour charge de doter les jeunes filles pauvres qui ne pouvaienLes pénitents des Saintes Epines, qui portent le sac noir, la caparutxe pour les processions, se reconnaissent à leur corderlière verte. Ils se retrouvent dans la chapelle des Saintes Epines ou sont encore conservées les précieuses reliques.

La confrérie regroupe actuellement une trentaine de fidèles soucieux de protéger et de faire connaître la dévotion aux Sainte Epines de la Couronne du Christ. Nous comprendons facilement que le soucis d'apporter une dôte aux jeunes filles pauvres n'est plus d'actualité. Toutefois, les pénitents s'attachent chaque année à soutenir de leur prière, de leur action et de leur générosité une cause nécessaire, en particulier celle des chrétiens persécutés d'Orient. En effet, le témoignage des souffrances du Christ rappelé par la présence des Saintes Epines nous unis étroitement aux souffrances que peuvent aujourd'hui connaître certains de nos frères dans la foi.

La confrérie se réunie en particulier à l'occasion des deux réunions générales (le 24 septembre pour la fête de sainte Thècle d'Iconium, vierge et marytre protectrice de la confrérie ; le 9 janvier pour la santa Maria del Pianto en souvenir du lien historique de la confrérie avec une ancienne confrérie romaine) mais surtout à l'occasion de la solennité des Saintes Epines le 6ème dimanche du Temps Pascal.

 

 A l'issue de la sortie les participants qui le souhaitent pourronr se retrouver autour d'un pot convivial, chacun assumant sa conso.

Historique:
De 1910 à 1950, un véritable courant architectural envahit le monde. Un courant fait de lignes géométriques et de symétrie. De Miami à Melbourne en passant par Cuba, le mouvement se dessine, avec comme point d'orgue, les années folles. Perpignan y adhère et celle qui fut longtemps murée dans ses rues étroites et ses inspirations ibériques, se couvre de couleurs, de hublots, de pergolas, de portes en fer martelé ou encore de mâts de pavillon, typiques de ces années-là.
Déclinant des couleurs tendres, les façades alignent leurs oriels, dessinent des vagues au fil de perspectives plus rectiligines. Les portes s'égaient de corbeilles à fruits et en fer forgé et dans l'air flotte un parfum que l'on croirait tout droitb venu d'Amérique.
1000 bâtiments Art Déco référencés
Perpignan est unique. Nous avons référencés pas moins de 1000 bâtiments Art Déco! '' explique Phlippe Latger, président de l'association Perpignan Art Déco (PAD) dont la mission est de valoriser et promouvoir le patrimoine Art Déco de la ville.
D'un quartier à l'autre, de Las Cobas au Vernet en passant par les Platanes et St Martin, les maisons héritées de cette période s'égrennent. Chacune de ces façades raconte l'histoire de la ville. A cette époque, Perpignan se relève de la première guerre qui l'a décimé. Des familles venant de Figuères et de Gérone viennent s'installer et la ville construit de nouvelles habitations. Débarrassée de ses remparts, elle s'agrandit. La ville prospère, son agriculture florissante l'enrichit.
Quelques grandes familles font fortune et le rugby catalan vit ses heures de gloire.
Des architectes de talent émergent, redéfinissant le paysage urbain. Louis Trenet, l'oncle de Charles, Joseph Prudhomme, Raoul Castan et surtout Edouard Mas-Chancel et Férid Muchir. Ces deux derniers ont incontestablement marqué la capitale du Roussillon. Si le premier ajoute des touches régionalistes comme le marbre rose ou les cayroux, ces galets de rivière si typiques, le sedond rationalise les plans et épure les volumes. Partout les façade se parent de hublots dans l'esprit streamline ou paquebot.
Pour s'en rendre compte, il suffit de se balader dans les rues de Perpignan et de lever les yeux. Rue Alsace Lorraine, de la Barre, Elie Delcros, Gabriel Fauré, Massot, des jotglars... De la grande poste au Centro Espagnol en passant par l'hôtel Maydat, le Palais Consulaire, le lycée Arago, l'hôtel Tivoli, le Palmarium...
Perpignan est une pépite Art Déco longtemps ignorée mais qui se révèle enfin. ''Pour valoriser au miex et entretenir ce patrimoine, le PAD organise un festival chaque mois de juin et a rejoint l'Icads, (International coalition of art déco societies) qui regroupe une trentaine de pays'' 
L’ampleur des constructions de la première moitié du XXe siècle va de pair avec une grande diversité typologique et stylistique . Les commandes portent sur des immeubles de rapport bourgeois et plus populaires, des hôtels particuliers ou des maisons de ville cossues ou modestes. La répartition topographique de ces différents programmes apparaît dans ses grandes lignes avec netteté : les immeubles et les hôtels particuliers dominent au nord près de la vieille ville et le long des boulevards, alors que les maisons de ville l’emportent autour de la citadelle et dans les secteurs plus résidentiels, au sud et à l’est.
Des distributions spécifiques correspondent naturellement aux divers types de demeures. Les vestibules et les halls d’entrée des immeubles et des hôtels particuliers mènent aux escaliers communs ou privés ; dans les maisons de ville modestes au contraire, l’escalier s’ouvre parfois directement sur la rue ; celles plus cossues s’apparentent aux hôtels particuliers ou aux villas, selon que l’accès se fait directement dans le hall d’entrée ou par une cour antérieure donnant sur un escalier extérieur. La présence de cour ou de jardin constitue d’ailleurs un caractère d’autant plus significatif que l’espace libre est la plupart du temps agrémenté de plantations, bougainvilliers, cactus, palmiers, etc., qui participent fortement à l’ambiance méditerranéenne de la ville.
Cette variété typologique s’ajoute une grande diversité stylistique et architecturale. Les édifices empruntent à l’esthétique « Beaux-Arts » revivifiée par l’art nouveau et enrichie de décors floraux ou géométriques, ou s’inscrivent dans la tradition régionale catalane influencée parfois par les expériences barcelonaises ; d’autres au contraire s’inspirent du mouvement moderne.
Les encorbellements, travées en surplomb et bow-windows très répandus rappellent sans doute les « auvents » de l’architecture médiévale de la vieille ville, encore très nombreux au milieu du XIXe siècle. La variété des formes, des dimensions et des implantations des baies, le traitement des arcs et des linteaux et l’irrégularité des trumeaux surprennent. Jumelées ou non, les baies en plein-cintre coexistent avec les fenêtres horizontales modernes, les oculi ou les « baies vitrées ». Les piliers, colonnes et colonnettes à chapiteaux sculptés, cubiques ou tronconiques, sont inspirés du répertoire roman catalan mais prennent parfois des formes prismatiques modernes.
Les matériaux traditionnels de l’architecture roussillonnaise (briques, galets de rivière, granite, marbres de Villefranche-de-Conflent et de Baixas, schiste et fer forgé) apportent à l’architecture perpignanaise du XXe siècle une tonalité régionale d’autant plus sensible que l’usage du béton enduit et du verre est également très largement répandu. La mise en œuvre retient l’attention par la grande richesse des formules, même s’il apparaît à l’évidence que les architectes ne mettent guère en valeur les procédés constructifs.
A Perpignan où l’architecte Mas Chancel s’installe vers 1928, une quinzaine d’édifices sont actuellement recensés. De la confrontation des œuvres se dégage un trait caractéristique du régionalisme mas-chancélien, l’utilisation des matériaux traditionnels (granite, marbre, galet, brique).
A l’architecture romano-catalane, l’un de ses modèles explicites, l’architecte emprunte les baies jumelées en plein cintre, les colonnettes ou les piliers à chapiteaux sculptés dans le style du roman catalan.
Mas-Chancel met en œuvre la liberté acquise dans la remise en cause des contraintes académiques que le régionalisme partageait d’ailleurs avec l’art nouveau. La création régionaliste de Mas-Chancel conserve donc un caractère rigoureux et classique, point limite de sa critique de l’académisme.
L’architecte perpignanais Raoul Castan défend l’architecture moderne en soulignant la continuité dans l’économie des matériaux entre le béton armé et la pierre, le marbre ou la brique.
Le goût de Raoul Castan pour le modernisme s’affirme dans les années 1920 avec la construction de villas jusqu’aux réalisations les plus abouties, sa maison particulière et l’atelier du peintre Louis Bausil.
Au regard de la grande richesse de ses plans et de la diversité de son travail, Férid Muchir apparaît comme l'une des figures marquantes de l'architecture perpignanaise dès 1933. Prolixe et sensible à la notion de modernité, il développe son propre langage architectural où s'exprime un modernisme classicisant empreint de régionalisme pittoresque.
Férid Muchir, Raoul Castan et Edouard Mas-Chancel ne sont pas les seules grandes figures de l’architecture perpignanaise dans la première moitié du XXe siècle. Viggo Dorph Petersen, Claudius Trenet, Léon Baille, Joseph Berthier, Julien Charpeil, Henry Sicart, Eugène Montes, Jean Mérou, Alfred Joffre, Pierre Sans, Louis Trenet, Jean Ferrer, Félix Mercader, Louis Tilhac, Joseph Roque, Henri Graëll, Cyprien Lloansi, Joseph Prudhomme… bénéficient tous des commandes privées nombreuses qui favorisent leur carrière d’architectes, d’ingénieurs ou d’entrepreneurs. Ils forment un milieu professionnel très dynamique dont les relations avec les commanditaires, la bourgeoisie et les classes moyennes catalanes méritent d’être approfondies.
Alfred Joffre retient également l’attention. L’ancien commis d’agence collabore avec l’architecte des Monuments Historiques qu’il remplace en 1921 ; à partir de 1933 et jusqu’à la fin des années 1940, il réalise avec son neveu Férid Muchir de nombreux édifices. Mais dans le même temps, en 1935, il cosigne avec Edouard Mas-Chancel le projet de pavillon du Roussillon pour l’Exposition de 1937.
Férid Muchir « le moderniste » utilise souvent des motifs pittoresques et les matériaux traditionnel.
Ce patrimoine remarquable est aujourd’hui menacé par des « rénovations » hasardeuses et des constructions hors contexte d’immeubles hors gabarit. Les enquêtes à venir conforteront la connaissance de cette architecture et permettront peut-être d’en assurer une meilleure sauvegarde. Détruit pour laisser la place à un immeuble banal, l’extraordinaire hôtel Escoffier de Mas-Chancel pourrait jouer le rôle du martyr dans un « scénario » qui se poursuit encore, et dans lequel chacun des acteurs peut prendre sa part pour préserver ce qui participe toujours de manière exceptionnelle au « génie du lieu » de Perpignan. 
   
   
   
   
 
   

 

 

 

 

 Info  TMS    En publiant cette sortie, Shean s'est engagé à respecter la charte des organisateurs.
Les membres qui s'inscrivent à la sortie s'engagent quant à eux à respecter la charte des participants.

Pour en savoir plus

Merci de vous connecter (ou de vous inscrire gratuitement sur TMS) pour :
  • Voir la liste des participants
  • Voir les coordonnées exactes
  • Voir les commentaires des participants
  • Voir les profils détaillés des participants
  • Et bien sûr... vous inscrire à cette sortie TMS