Sortie TMS n° 1062848
Ciné/ Sukkwan Island  

La sortie

                
Intitulé Ciné/ Sukkwan Island
Date Lun. 4 mai 2026 19:55
Heure max d'inscriptionLimite inscription 1 heure avant (jusqu'au 4 mai à 18:55)
Durée prévisible Environ 2 heures
Places 5 places (actuellement 3 inscrits)
Sortie suivie par 1 personne
Lieu de l'activité CLERMONT FERRAND (63)
Type de sortie Cinéma - Cinéma
Sortie gratuite ? Non
Enfants acceptés ? Sortie sans enfants
Liste complémentaire acceptée ?Liste compl. acceptée ? NON  
   Access. PMR ? Oui
  Chiens OK ? Non

Organisatrice

    

Présentation de la sortie

Réalisateur : Vladimir de Fontenay

Genre : drame
Durée : 1h45
Avec Swann Arlaud, Woody Norman, Alma Pöysti
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Synopsis

Tom emmène son fils de treize ans vivre une année sur une île isolée dans le Grand Nord. Ce retour à la vie sauvage au cœur d’une nature majestueuse leur permet de se retrouver. Mais les conditions extrêmes et l’isolement mettent leur relation à l’épreuve.

Pour en savoir un peu plus : https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=326349.html

Critique avoir-alire.com (Source)

 Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de l’Américain David Vann, Prix Médicis Étranger 2010, et que les éditions Gallmeister avaient réédité dix ans plus tard avec des suppléments précieux. La transposition pour le grand écran d’un roman à succès doté de qualités littéraires n’est pas forcément un gage de réussite, l’académisme et la tentation illustrative étant parfois de rigueur. Il n’en est rien avec ce film de Vladimir de Fontenay qui déploie un charme réel et se présente comme un bel objet cinématographique. On avait d’ailleurs déjà repéré ce réalisateur, diplômé de la NY Tich School of the Arts après avoir étudié en France, en Italie et aux États-Unis. En 2017, Mobil Homes, son premier long, extension de l’un de ses courts métrages, avait été bien accueilli à la Quinzaine des Réalisateurs. L’histoire déployait, en mode road movie, le dilemme entre désir de liberté et volonté de stabilité d’un foyer. Il n’est pas surprenant que Vladimir de Fontenay se soit plongé dans l’adaptation de Sukkwan Island. D’une part, on retrouve le thème de la dualité entre complicité et déchirement au sens d’une cellule familiale fragilisée dans un cadre qui n’est pas le sien. D’autre part, le tournage en milieu naturel est le prolongement de la démarche du réalisateur.

Il précise ainsi dans le dossier de presse, à propos du roman : « C’est mon père qui me l’a fait lire pour la première fois, il y a quelques années, et je l’ai aussitôt dévoré. J’ai vu une promesse de récit propice au cinéma dans cette tragédie familiale qui prend place au cœur de grands espaces, sous les aurores boréales. Il y a comme une contradiction entre ces lignes d’horizon presque infinies et, en même temps, ce combat psychologique qui finit par enfermer les personnages. Je crois que j’ai été très sensible à cette idée de la recherche d’un nouveau territoire pour reconstruire une relation père-fils, pour tenter de refaire famille. » On suit donc le périple d’un père, Tom, et de son fils Roy, jeune adolescent. Ce dernier a accepté d’accompagner le paternel sur une île isolée du Grand Nord, pour une période indéterminée. Au début, cela ressemble à des vacances de rêves au sein de paysages magnifiques. Mais très vite, la promiscuité, la précarité de leur condition, l’isolement, le froid, la vétusté du logement et le danger des animaux semblent présager le pire, surtout quand Tom présente des symptômes dépressifs.

Le récit est bien mené, avec une structure en flash-back classique mais cohérente, et le cinéaste parvient à créer une tension avec une économie de moyens, sans pathos ni ficelles de scénario à suspense. On sait depuis des œuvres comme Délivrance ou Le mal n’existe pas que la nature, aussi belle soit-elle, peut être cruelle avec les êtres humains, mais le réalisateur ne s’appesantit pas sur cette dimension, même s’il assume le côté survival de la narration, qui pourra aussi évoquer certaines séquences d’Into the Wild. Il préfère se pencher sur l’évolution du rapport père-fils qui est réellement touchant. Et le dénouement, que nous nous garderons bien sûr de dévoiler, loin de refléter une pirouette de scénariste malin, fait entrer Sukkwan Island dans la catégorie des films pour lesquels on éprouve le besoin réel d’une seconde vision, quelque part entre Vertigo et Les autres. Il n’est pas superflu d’ajouter que la direction d’acteurs est remarquable. Swann Arlaud, que l’on aurait pu croire à contre-emploi, exprime à merveille la complexité de son personnage. Il est bien épaulé par le jeune Woody Norman et des acteurs de second rôle sensibles comme la Finlandaise Alma Pöysti (Les feuilles mortes) et le Britannico-Italien Ruaridh Mollica (Sebastian).

https://www.abusdecine.com/critique/sukkwan-island/

C’est une bonne surprise que "Sukkwan Island", adapté du roman de David Vann, chronique d’une année passée sur une île isolée du sud de l'Alaska, entre un père et son fils. Un film au scénario qui prend sa réelle dimension sur la fin, après un long flash-back à l’époque des 13 ans du héros, et alors que l’on reboucle sur plusieurs scènes du début (non seulement liées à son désir de revoir le chalet mais aussi au moment où son père a eu cette idée de passer un moment à deux), et que quelques cartons viennent expliquer la démarche d’ensemble. Avec un personnage de père séparé, désireux de vivre avec son fils une expérience extrême, au contact de la nature, dans un isolement que seul pouvait briser l’hydravion d’Anna ou la nécessité de faire une pause dans l’expérience, le film prend rapidement une tournure à la "Into The Wild", mettant les deux hommes face à une nature pas si amicale et face à leurs propres limites.

Swann Arlaud trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, incarnant ce père, déjà partiellement coupé de son fils par la langue, mais aussi par la distance imposée par la mère. Il est le facteur de perturbation, autant que les éléments (neige, vents, pluie, froid…), de l’harmonie tant espérée, flirtant avec l’obsession. Face à lui, le jeune Woody Norman ne démérite pas, s’avérant parfaitement convaincant dans l’incarnation d’une crédulité adolescente mêlée à quelques interrogations sur les véritables objectifs de ce père, à la fois intransigeant et complice. Les moments de communion fonctionnent à merveille, magnifiés par une photographie qui utilise au mieux l’amplitude de la nature environnante (eaux gelées, rivages sauvages, aurores boréales…). Il en va de même des moments de tensions, aidés par une caméra portée qui sème la confusion et suggère progressivement l’aspect borderline du père. Un film intimiste sur un lien qui s’estompe, d’où se dégage une douce fébrilité et une émotion discrète, à découvrir sur grand écran pour mieux s'immerger avec les personnages.

Critique abusdecine.com (Source)

C’est une bonne surprise que "Sukkwan Island", adapté du roman de David Vann, chronique d’une année passée sur une île isolée du sud de l'Alaska, entre un père et son fils. Un film au scénario qui prend sa réelle dimension sur la fin, après un long flash-back à l’époque des 13 ans du héros, et alors que l’on reboucle sur plusieurs scènes du début (non seulement liées à son désir de revoir le chalet mais aussi au moment où son père a eu cette idée de passer un moment à deux), et que quelques cartons viennent expliquer la démarche d’ensemble. Avec un personnage de père séparé, désireux de vivre avec son fils une expérience extrême, au contact de la nature, dans un isolement que seul pouvait briser l’hydravion d’Anna ou la nécessité de faire une pause dans l’expérience, le film prend rapidement une tournure à la "Into The Wild", mettant les deux hommes face à une nature pas si amicale et face à leurs propres limites.

Swann Arlaud trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, incarnant ce père, déjà partiellement coupé de son fils par la langue, mais aussi par la distance imposée par la mère. Il est le facteur de perturbation, autant que les éléments (neige, vents, pluie, froid…), de l’harmonie tant espérée, flirtant avec l’obsession. Face à lui, le jeune Woody Norman ne démérite pas, s’avérant parfaitement convaincant dans l’incarnation d’une crédulité adolescente mêlée à quelques interrogations sur les véritables objectifs de ce père, à la fois intransigeant et complice. Les moments de communion fonctionnent à merveille, magnifiés par une photographie qui utilise au mieux l’amplitude de la nature environnante (eaux gelées, rivages sauvages, aurores boréales…). Il en va de même des moments de tensions, aidés par une caméra portée qui sème la confusion et suggère progressivement l’aspect borderline du père. Un film intimiste sur un lien qui s’estompe, d’où se dégage une douce fébrilité et une émotion discrète, à découvrir sur grand écran pour mieux s'immerger avec les personnages.

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TARIF : chacun gère l'achat de son ticket

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Je serai là vers 19h45 /  RV au plus tard à 19h55

La séance commence à 20h00

 

FILM EN V.o.s.t.f

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